La filière nucléaire française engage un cycle de recrutement de cadres dirigeants sans précédent depuis plusieurs décennies, porté par la relance de nouveaux projets et le maintien du parc existant, dans un vivier de compétences historiquement restreint.
La relance de nouveaux réacteurs et la prolongation du parc existant génèrent des besoins simultanés de directeurs de site, de directeurs de projet grands travaux et de responsables sûreté, sur un pas de temps que la filière n'avait plus connu depuis la fin du précédent grand cycle de construction.
Le ralentissement des recrutements dans la filière au cours des années 2000 et 2010 a réduit le nombre de cadres formés en environnement nucléaire, alors qu'EDF, Orano, Framatome et leurs sous-traitants se retrouvent aujourd'hui en concurrence directe pour les mêmes profils expérimentés.
Diriger un site nucléaire suppose une culture de sûreté et une connaissance du cadre réglementaire de l'Autorité de sûreté nucléaire qui ne s'acquièrent pas en quelques mois. Cette exigence limite fortement les possibilités de recrutement direct depuis un autre secteur industriel.
Certains groupes élargissent leur recherche vers des profils issus de secteurs proches en matière d'exigence de sûreté, comme l'aéronautique, la pétrochimie ou la propulsion navale, à condition d'un accompagnement renforcé et d'une période de montée en compétence encadrée.
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