La fonderie et la métallurgie françaises font face à une pénurie durable de candidats aux postes de direction de site, un secteur exigeant où l'expérience opérationnelle ne se remplace pas.
Le nombre de cadres dirigeants ayant une expérience confirmée en fonderie ou en métallurgie diminue plus vite qu'il ne se renouvelle, ce secteur ayant moins recruté de jeunes cadres au cours des quinze dernières années que d'autres filières industrielles.
Diriger un site de fonderie ou de métallurgie suppose une connaissance fine de contraintes spécifiques (process thermiques, sécurité, qualité métallurgique) qui ne s'acquièrent pas rapidement dans un autre secteur industriel. Les entreprises qui élargissent leur recherche à des profils issus d'autres filières rencontrent souvent des délais d'intégration plus longs que prévu.
Certains groupes réussissent à élargir leur vivier en ciblant des numéros deux prêts à prendre une direction de site, ou des profils ayant piloté des sites de taille comparable dans des secteurs proches comme l'automobile ou l'équipement industriel. Cette ouverture doit rester encadrée par une évaluation rigoureuse des compétences transférables.
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